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Insertion socio-professionnelle

Le dispositif d’insertion professionnelle s’inscrit dans le pôle «Employabilité» du Programme d’Intégration Cantonal, il est mis en œuvre en collaboration avec les partenaires cantonaux.

Lorsque les bénéficiaires, francophones ou ayant, au minimum, acquis le niveau de français A2, disposent des ressources et de la disponibilité nécessaires, ils sont orientés vers le dispositif d’insertion professionnelle. (Voir ci-dessus pt. 1.2.3. Sortie du dispositif « Cours de français interne »).

Conseil en insertion

Aussitôt qu’ils ont atteint un niveau de français suffisant pour envisager une insertion professionnelle, les bénéficiaires qui ont la disponibilité et la motivation nécessaire sont reçus par la conseillère en insertion afin de définir, en collaboration avec l’assistant social, les moyens et les étapes nécessaires pour permettre une première intégration sur le marché de l’emploi.

Cette étape permet de s’assurer que le bénéficiaire ayant des besoins particuliers, en fonction de son âge, de son expérience et/ou de son potentiel soit orienté le plus rapidement vers des mesures adaptées et bénéficie d’un encadrement spécifique dans le cadre du dispositif mis en place par le service intégration :

  • Suivi individuel, construction du projet professionnel et aide à la recherche de places de stages ou d’apprentissage pour l’ensemble des jeunes participant au projet de préapprentissage « Jeunes AMIG » en collaboration avec les services du DIP (ACPO, CTP, OFPC) ainsi que l’octroi de mesures spécifiques pour les jeunes, afin d’encourager le jeune migrant n’ayant pas suivi toute sa scolarité en Suisse à obtenir un niveau de fin d’études au niveau secondaire II, ou une place d’apprentissage.
  • Mesures spécifiques pour les personnes au bénéfice d’une formation supérieure (reconnaissance des diplômes), afin de permettre au migrant bénéficiant du forfait intégration, titulaire de titres académiques (universitaires) ou au bénéfice d’une formation supérieure, d’entreprendre les démarches et formations complémentaires débouchant sur une reconnaissance de leurs diplômes et qualifications et les autorisant à exercer leur profession dans notre canton.
  • Mesures spécifiques pour les personnes au bénéfice d’une expérience professionnelle reconnue (validation des acquis) afin de s’assurer que le migrant disposant de compétences et d’expériences professionnelles valables bénéficie de mesures cantonales de validation des acquis et de l’expérience afin de pouvoir trouver un emploi dans sa branche d’activité.

En résumé :

  • Les jeunes n’ayant pas atteint un niveau de fin de scolarité obligatoire bénéficie d’une mesure de préapprentissage dans le cadre des ateliers de formation ATFOR.
  • Les personnes disposant d’une expérience professionnelle mais pour lesquelles un doute subsiste peuvent encore être orientées vers des stages d’évaluation internes dans le cadre des ateliers de formation ATFOR.
  • Les stagiaires suivant une mesure auprès des ateliers de formation ATFOR bénéficie d’un suivi en insertion professionnelle durant lequel ils élaborent un projet professionnel.
  • Les personnes qui disposent d’une formation académique ou professionnelle avec expérience bénéficient d’un suivi particulier et peuvent être directement orientés vers des mesures spécifiques.

Projet Préapprentissage – Jeunes AMIG

Une priorité absolue est donnée à l’accès des jeunes à une formation professionnelle qualifiante de type AFP ou CFC. Depuis 2014, le service intégration de l’AMIG travaille activement avec les classes d’accueil du post-obligatoire (ACPO) et le centre de transition professionnelle (CTP) à la recherche de solutions pour les jeunes âgés entre 15 et 19 ans, issus du domaine de l’asile et dont le statut permettrait une prise d’emploi, libérés de leur scolarité obligatoire mais qui se trouvent en difficulté à la fin de leur parcours scolaire.

Dans ce cadre, les ateliers de formation pré-professionnelle accueillent pour une période de 10 mois :

  • les jeunes qui n’ont pas le niveau requis pour rechercher une entreprise susceptible de leur offrir un stage et qui n’ont pas été en mesure d’accéder au système dual des classes de transition professionnelle.

Durant cette année supplémentaire de préparation, ces jeunes bénéficient :

  • de trois journées hebdomadaires de travail en atelier
  • de mesures de rattrapage en français et en mathématiques dispensées par des enseignants du DIP recrutés et encadrés par l’Association Jeunes Intégration (AJI)
  • de périodes d’études surveillées et de travail de groupe
  • d’encadrement et de conseils pour leur recherche de places de stages et d’apprentissage, par une conseillère en insertion.
  • les jeunes qui, bien qu’ayant le niveau requis, n’ont pas trouvé d’entreprise pour leur offrir un stage dual leur permettant d’accéder aux CTP.

Ces jeunes peuvent ainsi accéder au CTP et bénéficier des deux jours de cours mis en place par le DIP.

Ils participent aux ateliers de formation pré-professionnelle les trois autres jours de la semaine.

Durant cette période, ils bénéficient également du soutien pour la recherche de places de stages et d’apprentissage.

Le travail en atelier de formation pré-professionnelle a pour but principal de préparer ces jeunes à apprendre un métier, de les confronter à une situation de travail, tout en développant leur motivation ainsi que leurs compétences « transversales », c’est-à-dire celles issues des connaissances, du savoir-faire et du savoir-être (capacité à comprendre des instructions, à transmettre des informations à des tiers, à travailler en groupe, à prendre des initiatives, etc.).

Cette période nous permet d’observer les ressources des bénéficiaires de manière globale, tant sur le plan professionnel que personnel. Cette observation, de même que celles des enseignants du DIP, sont partagées lors de conseils de classe avec la conseillère en insertion. Ces regards croisés, ainsi que la proximité avec les assistants sociaux référents, permettent d’identifier les ressources et compétences dont les jeunes disposent, de se donner les moyens de développer celles qui sont insuffisantes ou manquantes et de se donner ainsi les moyens et le temps de définir tous ensemble une cible professionnelle réaliste.

Descriptif de la mesure

Public :

Réfugiés (permis B & F) et personnes admises à titre provisoire (permis F) de 17 à 25 ans, ayant terminé leur parcours ACPO sans solution pour la suite, ou n’ayant pas pu accéder à l’ACPO, pour les motifs suivants :

  • Trop âgés à leur arrivée dans le canton pour intégrer le dispositif ACPO
  • pas le niveau requis pour accéder au système dual des classes de transition professionnelle
  • pas trouvé d’entreprise pour leur offrir un stage dual, bien qu’ayant le niveau requis pour accéder aux CTP

Priorité donnée aux réfugiés (permis B & F) et aux personnes admises à titre provisoire (permis F). Requérants d’asile en procédure (permis N) admis dans la limite des places disponibles.

Objectifs : Rattrapage des niveaux de français et mathématiques et consolidation des connaissances scolaires

  • Confrontation aux situations de travail et préparation à l’entrée en apprentissage
  • Valorisation et développement des ressources et compétences
  • Développement d’une attitude positive à l’égard de la formation
  • Elaboration du projet et confirmation de l’orientation professionnelle

Lieu : ATFOR – Ateliers de formation pré-professionnelle Centre d’hébergement d’Anières

Pré-requis : Avoir atteint un niveau de français suffisant pour comprendre et s’exprimer à l’oral et à l’écrit et être adressé par la direction de l’ACPO et/ou avoir été sélectionné par l’AMIG

Conception et animation :

  • Ateliers et travail de groupe : formateurs d’adultes certifiés
  • Remise à niveau en français et en mathématiques : enseignants du DIP (AJI)
  • Elaboration et suivi du projet professionnel : conseillère en insertion

Durée : Année scolaire (septembre – juin) 10 mois sous déduction des vacances scolaires

Evaluations : Evaluation en continu et rapport d’évaluation trimestriel

Méthode : Programme hebdomadaire

  • 1 jour : mesures de remise à niveau en français et mathématiques
  • 1 jour : période d’études surveillées et de travail de groupe
  • 3 jours : mise en situation réelle en atelier (selon le projet professionnel ou en stages découvertes successifs) :
    • Menuiserie
    • Construction métallique
    • Mécanique et carrosserie automobile
    • Cuisine
    • Buanderie
    • Administration

Conseil en insertion et projet professionnel

Durant les stages en atelier de formation préprofessionnelle (cf. pt 2.2. et 2.3. ci-dessus), la conseillère en insertion collabore avec les formateurs d’adultes, les enseignants et les assistants sociaux afin d’établir un projet d’insertion professionnelle et de déterminer des recommandations pour l’usager :

  • Vérifier sa motivation et sa capacité à travailler.
  • Faire le point sur sa situation professionnelle, ses ressources et ses freins à une première insertion professionnelle sur le marché du travail genevois.
  • Evaluer son profil (parcours scolaire et professionnel) face au marché de l’emploi local.
  • Définir des objectifs professionnels en fonction de la réalité du marché de l’emploi et de ses ressources personnelles.
  • Développer un projet professionnel avec le bénéficiaire et en collaboration avec l’assistant social, en s’appuyant notamment sur le rapport de stage.

Identifier les mesures répondant au mieux à ses besoins, définir le suivi et orienter le bénéficiaire vers des partenaires externes

A partir du premier mois de stage, et tout au long de la progression du participant, des évaluations sont formalisées par le formateur d’adultes et partagées avec la conseillère en insertion afin de déterminer ensemble les orientations en lien avec le projet professionnel.

Au terme du stage, la conseillère en insertion détermine des recommandations pour l’usager et les transmet lors d’une séance tripartite avec l’assistant social.

 Favoriser une meilleure exploitation du potentiel du migrant

Conformément aux recommandations de la Confédération et afin de favoriser une meilleure exploitation du potentiel du migrant, depuis 2014, le service intégration s’efforce d’identifier de manière systématique les bénéficiaires disposant d’une formation supérieure ou d’une expérience professionnelle reconnue dès l’entrée dans le parcours d’intégration.

Cette détection prend place aussitôt que possible afin de les orienter sans délai vers des mesures adaptées, permettant :

  • aux titulaires de titres académiques ou au bénéfice d’une formation supérieure d’entreprendre les démarches et formations complémentaires débouchant sur une reconnaissance de leurs diplômes et qualifications et les autorisant à exercer leur profession dans notre canton.
  • Aux personnes disposant de compétences et d’expériences professionnelles valables d’entreprendre des démarches cantonales de validation des acquis et de l’expérience afin de pouvoir trouver un emploi dans leur branche d’activité.

Des contacts ont également été pris avec la direction des HES-SO Genève afin de faciliter l’accueil de candidatures de migrants issus de l’asile dans les HES et à l’Université de Genève, particulièrement pour les jeunes ayant atteint le niveau de la maturité fédérale. (Projet Horizon Académique)

Finalité du dispositif et mesures externes :

L’ensemble de ce dispositif a pour finalité de favoriser l’information, la préparation et l’orientation des bénéficiaires vers des mesures externes :

  • des bilans de positionnement
  • favoriser l’accès à la formation professionnelle qualifiante de courte durée
  • des stages d’insertion sur le marché du travail
  • favoriser l’acquisition d’une expérience professionnelle
  • faciliter la connaissance du marché de l’emploi et la création d’un réseau professionnel
  • des formations qualifiantes
  • faciliter la qualification professionnelle

Les personnes identifiées sont invitées à rencontrer la conseillère en insertion et à débuter leur projet professionnel avant d’avoir terminé leur cursus d’apprentissage du français et d’avoir atteint le niveau B1, comme le prévoit le processus habituel.

Rédaction : Olivier Schmid, Administrateur de fonction, Pôle insertion-intégration AMIG